Les Russes ont rejeté les règles revendiquées comme universelles par l’hégémon de Washington et ses vassaux occidentaux depuis la fin de la guerre froide.
Ils ont aussi massivement manifesté que le moment n’était pas venu, en pleine guerre par procuration de l’OTAN contre la Russie sur le sol de l’Ukraine, de « changer de cheval au milieu du gué ».
Les Russes savent aussi que Poutine est le dirigeant qui, en 25 ans, a sorti la Russie du marasme des années 90 suivant la dissolution de l’Union Soviétique, a su faire de ce que les Occidentaux qualifiaient avec sarcasme de « station-service déguisée en pays » la première économie européenne en parité de pouvoir d’achat malgré les sanctions occidentales unilatérales et nouer des partenariats géostratégiques solides avec des voisins en Orient et dans le reste du monde.
Le Président Poutine a désormais les mains libres pour conduire le programme de développement de la Fédération qu’il a annoncé le 29 février 2024, la guerre contre l’OTAN en Ukraine et faire valoir la place de la Russie dans l’émergence du nouveau monde en assurant la présidence des BRICS en cette année décisive.
Les adversaires de la Russie ne s’y sont pas trompés. Ils ont parfaitement analysé que les Russes venaient d’exprimer une volonté inouïe dans les annales de la démocratie.
Depuis l’annonce des résultats, dans une grande fébrilité et en faisant feu de tout bois, les médias qui leur sont soumis se sont empressés de remettre en cause la régularité d’un scrutin si dérangeant et de dénoncer tous ceux qui auraient pu, d’une manière ou d’une autre, le cautionner.
Des « experts en géopolitique » ou politiques français russophobes se répandent sur les plateaux de télévision en affirmant que cette participation est le fruit d’un bourrage des urnes, s’appuyant sur les seuls témoignages non vérifiés d’opposants.
En complément, dans une sorte d’instinct…
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Auteur: Jean PEGOURET

