« Vous êtes face à une sorte de jihad. Un jihad nouveau. Un white jihad » – jihad blanc, a clamé l’avocat général du parquet national antiterroriste lors de son réquisitoire jeudi 29 juin, après dix jours de débats devant la cour d’assises de Paris, lors du procès de l’affaire dite « WaffenKraft ». Une première pour une association de malfaiteurs terroriste en lien avec l’extrême droite. Quatre jeunes néonazis étaient ainsi jugés du 19 au 30 juin accusés d’avoir voulu commettre des attentats. Le principal accusé, Alexandre G. ancien gendarme adjoint a écopé de 18 ans de prison assortis d’une période de sûreté des deux tiers. Il a dix jours pour faire appel. La cour d’assises de Paris a cependant été plus clémente avec les coaccusés dont les peines les exemptent d’une incarcération. Mais au cours de ces dix jours de débats, a émergé la réalité d’une violence terroriste largement alimentée par le débat public et la banalisation des rhétoriques d’extrême droite.
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À 22 ans au moment des faits (2017-2018), Alexandre G. dit s’être radicalisé sur internet après les attentats jihadistes de 2015 sur les forums « d’ultra-droite » où s’échangent sans modération propos racistes, haine anti-immigrés, antisémitisme décomplexé. À grands coups d’humour potache, de récupération de faits divers choisis – devenue la spécialité de l’extrême droite – et de culte viriliste, la haine se nourrie. « Je me suis enfermé dans ma bulle. J’ai fait un amalgame entre musulmans et terroristes. C’est la haine le moteur de tout ça. J’en voulais à l’État que je trouvais trop laxiste. Quand on est radicalisé c’est difficile…
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Auteur: Nadia Sweeny

