Lille (Nord), correspondance
Plus d’un mois après le second tour des élections législatives, la France attend toujours le ou la future locataire de Matignon. Peu désireux d’y accueillir Lucie Castets, candidate du Nouveau Front populaire, la Macronie et une partie de la droite plébiscitent ces derniers jours la candidature de Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France.
Loué pour son appartenance à une droite « sociale », son intransigeance face à l’extrême droite et son côté « bosseur » et proche des gens, Xavier Bertrand possède également « de vraies qualités humaines. Il n’y a pas de faux-semblant, il affirme en plénière ses positions, même quand elles peuvent poser problème », reconnaît Alexandre Cousin, conseiller régional écologiste des Hauts-de-France. Qui ajoute : « L’écologie et la biodiversité sont ses points noirs. »
Xavier Bertrand ne peut pas être qualifié de climatosceptique – il a reconnu, à plusieurs reprises, le rôle du réchauffement climatique lors des inondations dans le Pas-de-Calais ou des récoltes catastrophiques de la pomme de terre il y a deux ans. Mais ses prises de position sur l’environnement, l’énergie et le vivant ont de quoi donner des maux de tête aux écologistes en cas de nomination à Matignon. « Le bilan environnemental de la Région est catastrophique, nous arrivons en dernière position des régions sur la transition écologique », dénonce Karima Delli, présidente écologiste du groupe « Pour le climat, pour l’emploi » au conseil régional, en référence à l’Enviroscore, publié en 2021 par l’Observatoire de la transition écologique. Les Hauts-de-France avaient notamment obtenu la note de 4/20 sur l’agriculture.
« Les chasseurs sont des écologistes de bon sens »
Élu en décembre 2015 face à Marine Le Pen à la tête des Hauts-de-France, Xavier Bertrand a tout de suite donné les clefs de la politique…
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Auteur: Mehdi Laïdouni

