Et si tout ça n’était qu’un piège ? Après sa courte victoire au second tour des législatives du 7 juillet, le Nouveau Front populaire (NFP) l’assume : il doit accéder au pouvoir. Dans la nuit qui suit les résultats de ce scrutin, socialistes, communistes, écologistes et insoumis commencent à échafauder des plans pour imaginer la suite. Il y a l’épineuse question du Premier ministre et du casting qui composera un futur gouvernement de gauche. Mais il y a un autre problème. Moins visible mais encore plus délicat. Comment accepter la cohabitation et réussir à gouverner en situation de majorité relative sans transformer le NFP en machine à créer de la déception ?
L’Assemblée nationale est divisée en trois blocs : l’union des gauches (182 députés), le camp présidentiel Ensemble (168) et le Rassemblement national et ses alliés (143). Aucune majorité forte ne se dégage. Et si le Nouveau Front populaire s’imagine au gouvernement, il ne peut pas raisonnablement parler de victoire majoritaire. Devant le Parlement, l’unité des gauches devrait forcément considérer les équilibres politiques. Il semble donc impossible qu’elle soit en capacité de tenir exactement la ligne de son programme.
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De ce fait, si la gauche n’arrive pas à se dégager assez de marge de manœuvre au Parlement, en nouant des accords par exemple, elle risque, une fois au gouvernement, d’être contrainte de revoir sérieusement ses grandes ambitions. Le NFP serait alors pointé du doigt pour avoir trahi ses électeurs puisqu’il ne serait pas arrivé à respecter à la lettre le contrat de législature sur lequel la coalition des gauches a fait campagne.
Avec trois blocs au sein…
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Auteur: Lucas Sarafian

