Yémen : comment les Houthis forment une génération de combattants

Tandis que l’attention internationale se concentre sur le retour des Houthis sur la liste des organisations terroristes internationales ou sur leurs attaques en mer Rouge, leur rapport à la gouvernance est, lui, sous-étudié. Or, lors de la saisie du pouvoir par un mouvement armé contestataire, l’examen de sa fabrique paradoxale de l’État dans la guerre et de ses pratiques éducatives offre une compréhension sans égal de son projet et du processus de façonnage d’un imaginaire politique.


Depuis son retour à la Maison Blanche, Donald Trump a replacé les Houthis sur la liste américaine des organisations terroristes internationales afin de sanctionner leurs attaques en mer Rouge. En réponse, des manifestations massives sont organisées chaque semaine dans la capitale yéménite, Sanaa, en soutien à la cause palestinienne et pour dénoncer les ingérences américaines au Moyen-Orient et les frappes visant leurs positions. Tandis que l’attention médiatique se focalise sur ces tensions géopolitiques, un autre aspect du pouvoir houthi reste largement ignoré : sa politique éducative.


Du lundi au vendredi + le dimanche, recevez gratuitement les analyses et décryptages de nos experts pour un autre regard sur l’actualité. Abonnez-vous dès aujourd’hui !


Qui sont les Houthis ?

Les Houthis, aussi appelés Ansar Allah (en français les partisans de Dieu) sont un mouvement politico-religieux qui contrôle, depuis septembre 2014, le nord-ouest du Yémen, dont Sanaa, la capitale. Se réclamant d’une minorité au sein de l’islam chiite, le zaydisme, ils ont su capitaliser sur la fragmentation de l’État yéménite suite à la destitution en 2012 de l’ancien président de la République, Ali Abdallah Saleh, afin de s’emparer d’un territoire constituant environ 30 % de la superficie totale du pays.

Cette organisation, qui naît dans les…

La suite est à lire sur: theconversation.com
Auteur: Jules Grange Gastinel, Doctorant du CNRS, rattaché à l’Université d’Aix-Marseille, affilié au Centre d’études et de documentation économiques, juridiques et sociales (CEDEJ) et à l’Institut de recherches et d’études sur les mondes arabes et musulmans (IREMAM), Aix-Marseille Université (AMU)

Pour l’actu indépendante

🌍 Soutenez l’info libre. Gardez OnePlanète vivant et sans pub
→ ko-fi.com/oneplanetecom

Buy Me a Coffee at ko-fi.com