Ce chiffre, qui couvre les gouvernorats de la côte ouest et de Taïz et correspond à la situation jeudi, pourrait encore augmenter rapidement, alors que les affrontements continuent de s’intensifier.
« Des familles sont contraintes de fuir pour la deuxième ou la troisième fois depuis le début de ce conflit, sans presque plus rien », a déclaré la directrice générale de l’OIM, Amy Pope. « À mesure que les combats s’étendent, il devient de plus en plus difficile d’acheminer l’aide vitale aux populations ».
Au cours de la nuit, un grand nombre de personnes auraient notamment quitté la ville de Mokha, sur la côte de la mer Rouge, avec leurs maigres possessions.
Des villages vidés et des routes coupées
De nouveaux déplacements sont signalés vers les gouvernorats de Lahj et d’Aden, tandis que certaines personnes prennent la direction du nord, vers Ibb.
Selon l’OIM, des villages entiers se seraient vidés dans les districts de Maqbanah, Jabal Habashi et Al Ma’afer, à mesure que les affrontements se rapprochaient des zones densément peuplées.
La route reliant Mokha à Taïz, un axe essentiel pour l’approvisionnement et l’acheminement de l’aide, aurait également été coupée. Cette situation accroît la pression sur les communautés qui accueillent les personnes déplacées.
L’OIM appelle toutes les parties à garantir un accès humanitaire sûr et durable, à protéger les travailleurs humanitaires, les populations civiles et les biens, et à rétablir les voies de communication et de transport nécessaires à l’acheminement de l’aide.
Les stocks d’urgence sont par ailleurs déjà fortement sollicités après les récentes opérations menées en réponse aux inondations. Les besoins les plus urgents concernent notamment les abris, la nourriture, l’eau, les articles ménagers essentiels, les soins de santé et la protection.
Des personnes…
Auteur: Nations Unies FR
