« Je suis déçu comme les Yéménites de l’absence de cessez-le-feu national avant le Ramadan », a déclaré Hans Grundberg, Envoyé spécial du Secrétaire général de l’ONU pour ce pays.
« La population attend en vain une amélioration de ses conditions de vie, un processus politique inclusif, le paiement des salaires et des pensions, la reprise des exportations du pétrole et un autre accord sur la libération des prisonniers », a indiqué le haut fonctionnaire.
« En dépit de ces espoirs déçus, nos efforts pour finaliser et mettre en œuvre une feuille de route restent inébranlables », a pourtant assuré M. Grundberg, qui s’est dit persuadé que « les Yéménites partagent mon impatience à l’idée de réaliser ces aspirations ».
Hans Grundberg, l’Envoyé spécial de l’ONU pour le Yémen, devant le Conseil de sécurité.
Guerre à Gaza
Selon l’Envoyé spécial, « l’espace de médiation est devenu davantage compliqué, bien que nous ayons essayé de séparer le processus de paix de l’évolution de la situation régionale depuis la guerre à Gaza ».
« Ce qui passe au niveau régional a un impact sur le Yémen et ce qui se passe au Yémen peut avoir un impact sur la région », a ajouté M. Grundberg, notant que « depuis novembre de l’année dernière, Ansar Allah cible des navires en mer Rouge et dans le golfe d’Aden tuant et blessant la semaine dernière des membres d’équipage d’un navire ». « En réponse, depuis janvier, les États-Unis et le Royaume-Uni ont frappé des cibles militaires dans les zones contrôlées par Ansar Allah », a-t-il précisé.
Le mouvement Ansar Allah (appelé aussi houthistes) dirige de fait le nord du Yémen et est en conflit depuis des années avec le gouvernement yéménite, soutenu par une coalition internationale menée par l’Arabie saoudite.
Selon l’Envoyé spécial, « plus l’escalade se prolongera,…
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Auteur: Nations Unies FR

