La guerre que le Yémen semblait avoir réussi à contenir a repris de plus belle. Les rebelles houthistes, soutenus par l’Iran, ont relancé leurs offensives sur plusieurs fronts, tandis que les forces gouvernementales, reconnues internationalement et appuyées par l’Arabie saoudite, tentent de reconquérir des positions stratégiques sur la mer Rouge. Désormais, les missiles frappent jusque dans les aéroports saoudiens, menaçant d’entraîner le pays dans une nouvelle spirale de représailles.
« Ces dernières semaines, le Yémen a replongé dans une guerre à grande échelle, les hostilités s’étendant à plusieurs lignes de front », a averti vendredi Hans Grundberg, l’envoyé spécial des Nations Unies pour le pays, devant le Conseil de sécurité.
Hans Grundberg, envoyé spécial du Secrétaire général pour le Yémen, au Conseil de sécurité (archive).
L’épicentre de cette nouvelle confrontation se situe autour du détroit de Bab el-Mandeb, passage stratégique reliant la mer Rouge au golfe d’Aden. Après s’être emparés en septembre du port de Mokha et avoir progressé le long du littoral, les houthistes ont provoqué une contre-offensive d’envergure des forces gouvernementales, soutenues par l’aviation saoudienne.
Celles-ci affirment avoir repris Mokha et plusieurs positions autour du détroit. Mais les combats se poursuivent dans les régions montagneuses de Taëz et de Lahj, ainsi que dans les gouvernorats de Marib, Al-Jawf et Hajjah.
Le détroit de Bab el-Mandeb au cœur de l’escalade
L’enjeu dépasse largement les frontières yéménites. Le contrôle de Bab el-Mandeb, par lequel transitent des marchandises et des hydrocarbures destinés aux marchés internationaux, est devenu particulièrement sensible depuis que la guerre entre les États-Unis et l’Iran a perturbé le trafic dans le…
Auteur: Nations Unies FR
