La mort d’un deuxième employé onusien dans une prison houthiste fait redouter le pire pour les autres personnes détenues par le groupe rebelle soutenu par l’Iran. Lors du point de presse quotidien de l’ONU, à New York, le porte-parole de l’organisation, Stéphane Dujarric, s’est dit « gravement préoccupé » par les circonstances du décès de Mohammad el Shami. Ce membre du personnel du bureau des droits de l’homme des Nations Unies au Yémen était détenu arbitrairement par les autorités de facto houthies depuis le 6 juin 2024. Selon sa famille, qui a appris son décès il y a quelques jours, il est décédé il y a plus d’un mois.
Stéphane Dujarric, porte-parole du Secrétaire général, s’adresse aux journalistes au siège de l’ONU (archive).
Au-delà de cette tragédie, c’est le sort de l’ensemble des personnels humanitaires retenus par les rebelles qui inquiète l’organisation. Certains souffrent de problèmes de santé graves, sans que l’ONU puisse vérifier leur état ni s’assurer qu’ils reçoivent les soins nécessaires.
« Les circonstances entourant la mort de notre collègue […] soulèvent de graves inquiétudes quant à de possibles mauvais traitements », a déclaré M. Dujarric. Le porte-parole a notamment dénoncé le refus prolongé des autorités houthistes de communiquer des informations fiables sur son sort et son état de santé.
Une mort entourée de zones d’ombre
L’ONU exige désormais une enquête « rapide, indépendante, impartiale et transparente » pour déterminer la date, la cause et les circonstances exactes de la mort de son employé. Elle souhaite notamment savoir dans quelles conditions il était détenu, s’il a bénéficié de soins médicaux appropriés et pourquoi sa famille, comme l’organisation elle-même, n’a pas été rapidement informée de son…
Auteur: Nations Unies FR
