« Nous savons que des soins obstétricaux et néonatals d’urgence complets ont été suspendus dans deux hôpitaux, à Marib et Ras Al-Arah, car le personnel et les capacités opérationnelles ont été réaffectés à la prise en charge des blessés », a indiqué mercredi à Genève la Dre Annette Heinzelmann, directrice régionale des urgences de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour la Méditerranée orientale.
Selon le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, les humanitaires ont jusqu’à présent fourni une aide d’urgence — notamment de la nourriture, de l’eau et des services d’assainissement, ainsi que des soins de santé — à plus de 125.000 personnes déplacées par les récents combats. Mais les déplacements se poursuivent, de nombreuses familles étant contraintes de fuir à plusieurs reprises à la recherche d’un lieu sûr.
Après quatre années d’accalmie relative, le conflit entre les rebelles houthis, qui contrôlent le nord et l’ouest du pays, et les forces progouvernementales soutenues par une coalition dirigée par l’Arabie saoudite, a repris en juillet.
Des stocks médicaux à zéro
Sur le terrain, l’OMS a déployé plus de 20 équipes médicales mobiles dans les gouvernorats prioritaires et acheminé près de 60 tonnes de fournitures médicales, vers 40 établissements et bureaux dans 10 gouvernorats.
Mais plusieurs stocks de produits vitaux dans l’entrepôt de l’OMS à Aden sont déjà épuisés, notamment les kits de traumatologie et certains médicaments essentiels. Neuf établissements de santé ont par ailleurs été endommagés ou directement attaqués, principalement autour de Taïz, Lahj et Al-Hodeïda.
Avant même cette nouvelle escalade, seuls environ 60 % des établissements de santé étaient pleinement fonctionnels au Yémen, avec des capacités très limitées en chirurgie traumatologique, transfusion sanguine et soins intensifs.
Cette fragilité fait craindre une aggravation des…
Auteur: Nations Unies FR
