Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), les services de santé sont la cible d’attaques répétées et subissent une pression croissante. Le 20 octobre, un hôpital du quartier de Sabir Al-Mawadim, à Taëz, a été touché par des éclats de mortier pour la deuxième fois en un mois. Une ambulance a également été frappée par un projectile, tuant son chauffeur et un ambulancier.
L’accès humanitaire s’est encore détérioré au cours des trois dernières semaines. Les dégâts subis par une route principale reliant Taëz aux gouvernorats du sud contraignent désormais les convois d’aide à emprunter d’étroites routes de montagne, compliquant l’acheminement des secours.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) souligne que les déplacements entre Aden et Taëz, ainsi que vers la côte ouest, restent fortement limités. Ces restrictions entravent notamment le transport des fournitures médicales vers les établissements qui en ont le plus besoin.
De l’aide humanitaire est distribuée dans le gouvernorat de Taëz, au Yémen (photo d’archives).
Des sages-femmes contraintes de suspendre leurs activités
À Aden, l’ONG International Medical Corps (IMC), partenaire de l’OMS, dispose de stocks dans son entrepôt, mais ne peut les acheminer vers les structures de santé de la côte ouest.
À Taëz, les restrictions de circulation ont contraint les sages-femmes communautaires à interrompre leurs activités. Dans le gouvernorat de Marib, seules six des 31 équipes médicales mobiles restent opérationnelles, tandis que 15 établissements de santé ont complètement cessé de fonctionner.
Les pénuries aiguës de médicaments, de carburant et d’eau aggravent encore les risques sanitaires. La perturbation de la collecte des déchets et l’impossibilité d’accéder aux décharges…
Auteur: Nations Unies FR
