Le Fonds de l’ONU pour l’enfance (UNICEF) évoque des chiffres de 33% de malnutrition sévère et aiguë dans certaines zones, notamment sur la côte ouest, à Hodeïda.
« Nous sommes au bord de la catastrophe. Ce n’est pas une crise humanitaire. Ce n’est pas une urgence. C’est une catastrophe où des milliers de personnes vont mourir », a déclaré via une liaison vidéo à Sanaa, le Représentant de l’UNICEF au Yémen, Peter Hawkins, lors d’un point de presse régulier de l’ONU à Genève.
Ce n’est pas une crise humanitaire. Ce n’est pas une urgence. C’est une catastrophe où des milliers de personnes vont mourir.
« Nous devons agir rapidement. J’étais à Hodeïda ces trois derniers jours, la ville portuaire. J’ai traversé les basses terres de l’ouest, où les gens sont dans la rue, sur le bord des routes, à mendier et à chercher de l’aide. Ils ont abandonné. Nous ne pouvons pas abandonner », a-t-il ajouté.
Un enfant de moins de cinq ans sur deux souffre de malnutrition
La réduction ou le gel de l’aide par certains donateurs, associée à une grave pénurie de vivres en 2024, a contribué à une situation critique dans certaines régions.
Plus largement, la moitié des enfants yéménites de moins de cinq ans souffrent de malnutrition.
« Un enfant de moins de cinq ans sur deux souffre de malnutrition au Yémen aujourd’hui – une statistique presque sans équivalent dans le monde. Parmi eux, plus de 540.000 filles et garçons souffrent de malnutrition sévère et aiguë, un état douloureux qui met leur vie en danger et qu’il est tout à fait possible de prévenir », a détaillé M. Hawkins.
Le Représentant de l’UNICEF au Yémen s’est également préoccupé du sort de quatre millions de femmes enceintes et allaitantes, qui souffrent de malnutrition, perpétuant ainsi un cercle vicieux de souffrances humaines et de détérioration de la santé à travers les générations.
Une catastrophe « provoquée par l’homme…
Auteur: Nations Unies FR

