Le pays a subi de plein fouet les répercussions commerciales de la guerre engagée fin février par les États-Unis et Israël contre l’Iran, aggravant une crise humanitaire déjà parmi les plus importantes au monde.
« Le récent conflit régional a accru la pression sur l’économie yéménite, en raison de sa dépendance aux importations et de sa proximité géopolitique avec les zones de tension », a expliqué mardi l’envoyé spécial de l’ONU pour le Yémen, Hans Grundberg, devant le Conseil de sécurité.
Hans Grundberg, envoyé spécial du Secrétaire général pour le Yémen, au Conseil de sécurité (archive).
Cette situation a entraîné une hausse du coût des denrées alimentaires et du carburant importés, tout en accentuant les pressions inflationnistes qui pèsent déjà sur une population appauvrie par plus d’une décennie de guerre civile.
Les conséquences sont visibles jusque dans les rues d’Aden, où M. Grundberg rapporte que des manifestations ont récemment éclaté contre les coupures d’électricité, en pleine chaleur estivale.
Pour tenter d’atténuer la crise énergétique, l’Arabie saoudite a annoncé un don de 150 millions de dollars destiné à l’approvisionnement en carburant des centrales électriques situées dans les zones contrôlées par le gouvernement.
Dans ce contexte, l’annonce d’un accord entre Washington et Téhéran, censé se traduire par une reprise des échanges pétroliers et de gaz dans le détroit d’Ormuz, apparaît comme une source potentielle de soulagement.
« Je travaillerai avec les parties afin de les encourager à saisir cette occasion pour faire progresser le dossier yéménite », a déclaré le diplomate.
Depuis 2014, les forces gouvernementales yéménites, soutenues par une coalition menée par l’Arabie saoudite, et les rebelles houthis, appuyés par l’Iran, se…
Auteur: Nations Unies FR

