« J’exhorte toutes les parties à cesser immédiatement toute action risquant de replonger le Yémen dans un conflit à grande échelle », a déclaré le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Volker Türk, dans un communiqué publié à Genève.
Le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme (HCDH) s’est dit alarmé par l’augmentation du nombre de victimes civiles depuis la reprise des hostilités. Au moins 17 civils ont été tués ou blessés dans des attaques attribuées aux rebelles houthis d’Ansar Allah dans des zones contrôlées par le gouvernement depuis le 6 août. Deux autres victimes ont été signalées fin juillet dans des zones contrôlées par Ansar Allah.
Les hostilités entre les rebelles houthis, qui contrôlent une grande partie du nord et de l’ouest du pays, dont la capitale Sanaa, et le gouvernement yéménite ont repris le mois dernier, pour la première fois depuis une trêve négociée en 2022, dans une nouvelle étape de l’embrasement régional consécutif au conflit entre les États-Unis et l’Iran. Les Houthis sont des alliés de l’Iran.
« J’appelle toutes les parties à désamorcer les tensions et à épargner au peuple yéménite de nouvelles souffrances. Le peuple yéménite a déjà beaucoup trop souffert des conséquences dévastatrices de plusieurs années de conflit, de déplacements et de crise humanitaire », a affirmé M. Türk.
Une sage-femme d’une clinique mobile de l’UNFPA examine une femme enceinte dans un camp de déplacés à Marib, au Yémen.
Des infrastructures civiles touchées
Le HCDH indique que plusieurs infrastructures civiles auraient été touchées lors des récentes attaques, notamment des installations de stockage de carburant et un complexe résidentiel de l’hôpital de campagne saoudien à Mokha.
Une attaque menée le 9 août contre le port d’Al-Mokha, dans…
Auteur: Nations Unies FR
