Les affrontements au Yémen entre forces pro gouvernementales et Houthistes ont fait plus de 120 morts en deux jours, les plus meurtriers depuis des années, après l’offensive lancée par les rebelles pro-iraniens près du stratégique détroit de Bab el-Mandeb.
Le bilan a été communiqué vendredi 4 septembre par des sources militaires et médicales, après cette attaque terrestre appuyée par des tirs de roquettes et des attaques de drones visant à s’emparer des zones bordant le détroit et ainsi consolider leur contrôle de cette voie maritime.
Le passage, qui permet de relier l’Asie à l’Europe via le canal de Suez, a considérablement gagné en importance depuis le début de la guerre au Moyen-Orient et le verrouillage par l’Iran du détroit d’Ormuz, de l’autre côté de la péninsule arabique.
En juillet, les rebelles ont annoncé un blocus maritime en mer Rouge contre Riyad – qui soutient le gouvernement yéménite –, et revendiqué des attaques contre plusieurs de ses pétroliers. Ils ne tiennent aujourd’hui pas de secteurs donnant directement sur Bab el-Mandeb, mais contrôlent la grande ville portuaire de Hodeida, sur la mer Rouge plus au nord.
Dans le cadre de leur offensive, ils se sont emparés de secteurs stratégiques dans les hauteurs, qui pourraient leur offrir de nouvelles positions pour viser des navires. Les rebelles cherchent également, selon des sources militaires gouvernementales, à isoler la cité portuaire de Mokha, proche du détroit, du reste des zones contrôlées par le gouvernement.
Renforts gouvernementaux
Le bilan dans les rangs des troupes gouvernementales et de leurs alliés est passé de 39 à 66 morts, a affirmé un responsable militaire ayant requis l’anonymat, tandis que des sources médicales et sécuritaires ont fait état d’au moins 62 morts du côté des Houthis. Un civil a également été tué, selon une autre source médicale. Ni les rebelles ni le…
Auteur: La Croix (avec AFP)
