Yémen : plus de 18 500 personnes déplacées en trois jours par la reprise des combats

En 72 heures, plus de 18 500 personnes ont été contrainte de prendre la route dans l’ouest du Yémen. Et le bilan continue de s’alourdir « d’heure en heure », selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), alors que la reprise des combats gagne plusieurs secteurs des gouvernorats de Taïz et d’Al-Hodeïda.

Cette nouvelle vague de déplacements fait suite à une intensification des hostilités depuis le 3 septembre. Des civils figureraient parmi les morts et les blessés. Dans plusieurs localités proches des lignes de front, les habitants fuient en masse vers le sud de Taïz et la côte ouest, notamment vers Al-Mokha, Hays et Mawza, où les communautés d’accueil, déjà fragilisées par des années de guerre, doivent absorber un nouvel afflux de déplacés.

Certaines familles, elles, ne parviennent pas à partir. L’OIM s’inquiète d’informations faisant état de civils bloqués dans les zones de combat, la poursuite des affrontements et l’insécurité sur les routes rendant toute évacuation dangereuse.

© IOM/Rami Ibrahim
Les migrants, qui débarquent sur les côtes du Yémen, pourraient se retrouver piégés ou bloqués en raison de l’escalades des combats sur la côte ouest du pays (Photo d’archives).

Des familles déplacées pour la quatrième fois

« Les familles arrivent sans rien : sans abri, sans nourriture, sans savoir s’il est sûr de rentrer chez elles », a déclaré Abdusattor Esoev, chef de mission de l’OIM au Yémen, dans un communiqué publié mardi. « Beaucoup d’entre elles ont déjà été déplacées une, deux, voire quatre fois auparavant. À chaque fois que les combats reprennent, elles perdent le peu qu’elles avaient réussi à reconstruire ».

Des mouvements massifs de population ont notamment été signalés à Maqbanah, Al-Ma’afer et Jabal Habashi. Les violences ont également…

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Auteur: Nations Unies FR