Taha et sa mère ont laissé derrière eux leur maison, leurs biens, leur vie d’avant.
« Nous nous sommes enfuis sans rien. Ma seule crainte était de perdre mon fils avant de trouver de l’aide », raconte sa mère.
Une famille arrive dans un camp de déplacés à Aden, au Yémen.
Un cercle vicieux entre conflit et malnutrition
L’histoire de Taha n’est pas un cas isolé. Partout au Yémen, les enfants sont une fois de plus les premières victimes de l’escalade du conflit.
S’exprimant depuis Aden, le représentant du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) au Yémen, Akhil Iyer, a décrit vendredi une situation qui se dégrade pour les enfants, déjà fragilisés par des années de crise alimentaire et nutritionnelle. « Ce que Taha et sa famille vivent se répète à travers tout le pays », insiste-t-il.
Ces dernières semaines, près de 2.900 enfants ont été examinés par les équipes nutritionnelles mobiles de l’UNICEF dans les zones où l’accès humanitaire est possible et sûr. Plus d’un sur quatre souffre de malnutrition aiguë, dont plus de 200 de malnutrition aiguë sévère. « Mais ce n’est là qu’un aperçu de l’ampleur réelle de la catastrophe », souligne M. Iyer.
A l’échelle de ce pays du Moyen-Orient, la situation était déjà alarmante avant la récente recrudescence des combats. Plus de 2,2 millions d’enfants de moins de cinq ans devraient souffrir de malnutrition aiguë en 2026, dont plus d’un demi-million de malnutrition aiguë sévère, la forme la plus meurtrière.
Certaines familles ont été déplacées jusqu’à six fois
Dans ce contexte déjà désastreux, l’accès aux soins de santé et aux traitements nutritionnels est perturbé. Pour trop de familles, la recherche de nourriture se fait désormais dans la fuite. Au cours des trois dernières semaines, près de…
Auteur: Nations Unies FR
