Grande nouvelle pour les citoyens engagés dans le collectif Vexin Zone 109 : le cimentier Calcia vient d’annoncer l’abandon de son projet de carrière qui devait détruire 105 hectares de terres agricoles. A l’origine de cette décision : la multiplication des recours en justice lancés par des associations de protection de l’environnement. Les membres de l’association restent vigilants sur le devenir des terres et préparent déjà la suite : l’autonomie alimentaire du territoire.
Il y a un an, nous vous racontions comment l’industriel Ciments Calcia souhaitait forer une carrière de calcaire, au cœur du parc naturel régional du Vexin, avec l’aval du gouvernement français. 105 hectares de terres agricoles devaient être transformés en une carrière de 40 mètres de profondeur afin d’extraire 700 000 tonnes de calcaire chaque année pendant dix ans.
« Pollution des nappes phréatiques, de l’eau, de l’air, perte des terres agricoles, destruction d’emplois et d’habitations installées sur la veine de calcaire qu’ils souhaitaient forer » : la liste des griefs était longue pour les habitants quasiment unanimement opposés au projet, regroupés sous l’association Vexin Zone 109, en référence à l’endroit où devait se faire la carrière.
Dernier opposant en date : Pierre Bédier, le président (LR) du conseil départemental, s’était finalement joint à l’opposition après l’annonce du déménagement du siège social du cimentier des Yvelines vers les Hauts-de-Seine. « Le dernier qu’on devait convaincre. » confie la Présidente de l’association dans un sourire.
Avec 12 recours en justice contre le projet de carrière, Ciments Calcia a donc annoncé hier matin, lors d’une réunion avec les instances représentatives de son personnel, sa décision d’abandonner la carrière au Vexin pour convertir l’usine de Gargenville (Yvelines) en centre de broyage, dans le cadre d’un…
Auteur: Laurie Debove
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