Opposante affichée au régime turc, Zehra Kurtay a été emprisonnée dans son pays d’origine pendant plus de 9 ans. Elle a été soumise à toutes les formes de harcèlement et de torture par brûlures, par électrocutions et par noyade, aux violences physiques et morales, aux menaces de viol, de mort et aux intimidations à l’encontre de ses proches. En prison, elle a mené une grève de la faim de 180 jours pour protester contre ses conditions de détention, avant d’être gavée de force et de contracter une maladie neurologique permanente.
Zehra Kurtay est réfugiée en France depuis 2007. Dans notre pays, elle a obtenu un répit temporaire, des traitements médicaux dignes de ce nom ainsi que le statut de réfugiée. Ce statut lui a depuis été retiré et en mai dernier, elle a été placée sous OQTF puis amenée en rétention administrative à Oissel, alors qu’elle se présentait à la préfecture pour une procédure ordinaire de renouvellement de son titre de séjour.
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Depuis, elle est sous la menace constante d’une expulsion, avec le risque qu’elle se retrouve en Turquie, où elle risque la torture et la mort. Les prisons turques sont tristement connues pour tous types de mauvais traitements des prisonniers : privation d’air, de lumière du jour, isolement prolongé, malnutrition… Nombre de détenus ne ressortent jamais des établissements pénitentiaires, ou y contractent de graves affections de longue durée.
La France a l’obligation de protéger les personnes de la torture et des traitements inhumains ou dégradants.
La militante antifasciste a renouvelé sa demande pour obtenir son statut de réfugiée auprès de l’Ofpra, au vu des récentes…
Auteur: Collectif

