En 2017, c’est d’abord la taxe sur la toxicité (« T-charge ») qui a été instaurée, avec une taxe pour les véhicules polluants afin de les décourager de circuler dans le centre de la capitale britannique. Elle a été remplacée en 2019 par le dispositif de zones à très faibles émissions (ULEZ), obligeant les véhicules à respecter certaines normes ou à s’acquitter d’une taxe quotidienne lorsqu’ils circulent dans le centre de la ville. Le dispositif a ensuite été généralisé à l’ensemble du Grand Londres en 2023.
En France, il existe des zones de faibles émissions (ZFE) dans les centres-villes de 25 villes hexagonales, comme Annecy, Bordeaux, Clermont-Ferrand et Paris. Le dispositif s’appuie sur la vignette Crit’Air octroyée aux véhicules en fonction de leurs émissions de polluant.
Une baisse des admissions pour causes cardiovasculaires
Les deux dispositifs britanniques T-charge et Ulez ont permis d’améliorer la qualité de l’air, notamment aux abords des axes routiers, mais leurs bénéfices sur la santé sont encore peu documentés. Pour pallier ce manque de données, des chercheurs de l’Imperial College London ont réalisé une étude, parue dans la revue Environment International, chez des adolescents de plus de 15 ans et des adultes, résidant dans le centre de Londres, entre janvier 2014 et mars 2020. Les restrictions liées à la pandémie de Covid ayant bouleversé nos émissions, l’étude a porté sur les données avant le premier confinement.
« L’analyse s’est concentrée sur les admissions en urgence d’adultes pour des maladies cardiovasculaires et respiratoires, ainsi que pour toutes causes confondues. Il s’agit d’événements dont on sait qu’ils sont aggravés par la pollution atmosphérique dans un délai relativement court après l’exposition », est-il expliqué dans un communiqué de l’université.
Avant la mise en œuvre de ces dispositifs, le taux d’hospitalisation…
Auteur: Charlene Catalifaud

