Cet article est issu du numéro de janvier 2026 de Lignes d’Attac, le journal trimestriel de l’association.
Par Peter Dreier, traduction par Alexandra Knez.
Zohran Mamdani a marqué les esprits avec une campagne électorale dynamique, mobilisant massivement les électeurs, en particulier les plus jeunes. À trente-trois ans, ce membre de l’Assemblée de l’État du Queens et figure du courant socialiste démocrate a créé la surprise en remportant la primaire démocrate du 24 juin face à l’ancien gouverneur Andrew Cuomo [Zohran Mamdani est membre du mouvement Democrat Socialists of America, NDLR]. Loin d’abandonner la course malgré sa défaite aux primaires démocrates, celui-ci s’est présenté comme indépendant.
Les défis auxquels il a fait face durant sa campagne ont été nombreux. Ceux qui l’attendent comme maire le sont plus encore. Zohran Mamdani devra d’abord affronter une opposition farouche de puissants secteurs économiques, notamment Wall Street, l’industrie immobilière et les géants de la tech. Son programme mêle à la fois des idées très pragmatiques et des mesures avant-gardistes.
Parmi ses propositions-phares : le gel des loyers dans les logements à loyer contrôlé (dans lesquels vivent 2,4 millions de New-Yorkais), la gratuité des bus, la création d’épiceries municipales et une hausse des impôts ciblant les résidents et entreprises les plus fortunés. Des figures du monde des affaires l’ont déjà qualifié d’anti-business et menacent de quitter la ville si son projet venait à se concrétiser.
Le slogan de campagne de Zohran Mamdani, « Une ville que tout le monde peut se permettre », résonne auprès des électeurs new-yorkais, sensibles à sa volonté de s’attaquer aux inégalités et à la flambée du coût de la vie. Une analyse menée par James Parrott, directeur des politiques économiques et fiscales au New School Center for New York City Affairs, révèle que la part du revenu total…
Auteur: Peter Dreier

