Zones économiques spéciales en Afrique : laboratoires de l’industrialisation ou enclaves sans lendemain ?

Vue de la zone économique spéciale de Glo-Djigbé au Bénin, spécialisée dans la transformation agro-industrielle.

https://gdiz-benin.com/

Une récente étude de l’Agence française du développement explore plus de 230 zones économiques spéciales dans 43 pays africains, révélant leur potentiel pour stimuler la sophistication des exportations, la pénétration des marchés et le bien-être local, en particulier à proximité des zones industrielles. Cependant, leur impact sur les chaînes de valeur régionales et la création d’emplois (en particulier pour les femmes) reste inégal. L’étude souligne que l’efficacité de ces zones spéciales dépend en grande partie de leurs modèles de gouvernance, de la force des incitations offertes et de leur adéquation avec les objectifs d’intégration régionale et de durabilité.


Les zones économiques spéciales (ZES) sont devenues un pilier de l’agenda d’industrialisation de l’Afrique. Sur la carte économique du continent, les ZES se multiplient comme des éclats lumineux. On en compte aujourd’hui plus de 230, réparties dans 43 pays. Leur promesse est simple mais ambitieuse : attirer les investissements, stimuler les exportations, créer des emplois et accélérer l’industrialisation.

Leur recette repose sur un cocktail bien rodé : incitations fiscales généreuses, procédures administratives allégées et infrastructures clés en main. Inspirées des succès asiatiques depuis les années 1970, elles connaissent une accélération fulgurante depuis les années 1990, souvent soutenues par des capitaux étrangers. Mais derrière cette expansion impressionnante se cache une interrogation essentielle : ces zones changent-elles vraiment la donne pour les économies africaines ou ne sont-elles que des vitrines tournées vers l’extérieur, séduisantes mais isolées ?

Ce qui fonctionne : diversification géographique et sophistication des exportations

Les résultats…

La suite est à lire sur: theconversation.com
Auteur: Julien Gourdon, Economiste, Agence Française de Développement (AFD)