L’ESSENTIEL
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Près de 80 % des pompiers français ne sont pas salariés. Volontaires, ils combattent le feu après leur travail ou pendant leurs jours de congé. Beaucoup ne tiennent pas plus de trois ans.
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Ce modèle, déjà fragile, est mis sous tension par l’intensification des incendies.
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Le ratio entre pompiers professionnels et volontaires doit être repensé, tout comme les modalités de formation des volontaires et l’organisation des secours.
Les images des incendies qui ont ravagé cet été les forêts du sud de la France rappellent une réalité trop souvent oubliée : près de 80 % des sapeurs-pompiers français sont volontaires. Au sein des colonnes de camions engagés au plus près des flammes, se trouvent des femmes et des hommes qui, une fois leur mission terminée, reprennent souvent leur activité professionnelle, parfois après une nuit passée sur le terrain à combattre le feu. D’autres posent des jours de congé pour être davantage disponibles, car tous n’ont pas la chance de bénéficier d’aménagements prévus par des conventions signées entre leur employeur et leur service départemental d’incendie et de secours (SDIS) de rattachement.
Cette situation renvoie à des difficultés plus larges de moyens et d’organisation auxquelles font face les SDIS depuis plusieurs années. Pour garantir la continuité des secours sur l’ensemble du territoire, ils sont contraints de recruter un grand nombre de volontaires.
L’épisode des incendies en Gironde a remis en lumière les tensions croissantes auxquelles est confronté le modèle français de sécurité civile.
Un modèle français très dépendant des volontaires
La France a fait le choix de faire reposer le modèle de sécurité civile sur une complémentarité entre différents statuts de sapeurs-pompiers :
En France, le nombre de sapeurs-pompiers est globalement stable depuis une dizaine d’années, qu’il s’agisse des volontaires ou des…
Auteur: Pauline Born, Maitresse de conférences, Université de Rouen Normandie
